Look Down.

Look Down.


Je me dégoûte, toujours perchée à ce foutu balcon. A espérer les voir trébucher et pouvoir saisir au vol un fragment de leur vie. Mes journées ressemblent à des attentes perpétuelles. Une chute qui minimiserait la mienne. Une histoire qui débuterait sous mes yeux et donnerait un sens à la mienne. Comme si mon regard changeait leur monde.

Cher
cher chez les autres ce que je ne retrouve plus chez moi. J'ai toujours cette foutue impression de ne pas être sortie du même moule. Comme tout le monde en fait j'imagine, c'est vrai. Mais je voudrais bien, rien qu'une fois me sentir vivre par moi-même. Au lieu de ça j'attends, patiemment, que mon voisin se vautre dans l'entrée, pour pouvoir faire mon apparition. On sait jamais. Des fois que ce serait mon jour, le clic.

Au lieu de ça, je n'ai le droit qu'aux mégots écrasés par leurs semelles indifférentes. Il n'y a qu'eux pour rester là des siècles. Que quelqu'un lève la tête. Une vision qui se mêlerait à la mienne. Que je me sente pénéte par une présence plutôt que vide, même de toute absence.

Q
u'on comble mon esprit. C'est un message inexistant mais qu'importe. J'ai le temps qui s'effiloche au rythme de ma fumée. C'est presque désastreux tout de me, je dois avouer. Peut-être qu'après tout c'est à moi d'aller bousculer leur pas, de les faire changer de direction. Mais tenter ne m'a jamais paru dans ma nature.

U
ne vie par procuration, voilà tout ce que j'ai réussi à construire. Et encore, je trouve le moyen de dévaster cet ouvrage en m'évadant de leuralité. Tout ce que je peux leur prendre, c'est un destin à leur inventer. Un visage à mettre sur mes délires fantasques. Ils sont les pions d'un jeu où je les déclare perdants d'avance. Pourquoi aurait-il droit à un quotidien plus constructif que moi.

C
ertes je suis jalouse. Mais à ce stade, qu'on me pardonne. On a pas étudié les briques qui constituent le monde comme je l'aurai voulu. Ou bien est-ce moi qui suis de traviole ? Et ces gens qui foncent tête baissée vers leur "destinée", voilà de quoi me rappeler à l'ordre. Une claque volatile dans mon esprit dé bien brouillé.

Je n'ai aucun contrôle. J'aurais voulu leur refaire le portrait en poussant mes pots de fleurs un peu trop loin, que je n'aurais pas pu. Je suis incapable d'avoir une quelconque incidence sur quoi que ce soit. Ma bouilloire siffle. L'eau a su chauffer sans moi. Tout peut bien s'évaporer sans moi. Je suis une fille glacée, pourtant loin d'être solide.



too-old-slide.x - znaricot.

# Posté le mercredi 19 mars 2008 14:41

Modifié le vendredi 27 juin 2008 05:20

->X<-

->X<-
J'aurai pu laisser mes pas te rattraper dans l'ombre, te poursuivre sans rien dire. Et imiter la surprise comme la première fois. Mais ça, ça restera.
J'aurai pu laisser mes mains s'échapper jusqu'à tes hanches, te ramener jusqu'à moi. T'avouer une dernière fois mon désir enfouis six pieds sous c½ur. Mais ça, ça restera.
J'aurai pu laisser mes lèvres aller jusqu'à ta nuque, y déposer mon souffle encore une fois. Y glisser ces quelques mots qui me serrent l'estomac. Mais ça, ça restera.
J'aurai pu lâcher la grande déclaration, laisser mes sentiments te sortir ce monologue. Mettre toute ma passion jusqu'au dernier point. Mais ça, ça restera.
J'aurai pu tomber ce masque qui peu à peu me dérange, et te regarder en face. Te montrer tout mon âme sans remords. Mais ça, ça restera.
J'aurai pu faire tout ça oui j'aurai pu. Te jouer toute cette scène comme sous codéïne et t'embrasser cette dernière fois comme dans les films. Mais ça, ça restera.


znaricot.

# Posté le lundi 18 février 2008 13:51

Modifié le vendredi 27 juin 2008 06:19

The Legend is Ours

The Legend is Ours
Râcler les pages pour en extraire chaque mot. T'écrire la plus belle des histoires, te raconter celle que l'on vivra demain encore. Y mettre les plus belles images, toutes celles que nous avons en souvenir. T'y déclarer tous les mots qui n'ont jamais pu sortir et t'en faire ressentir ces émotions qui m'en avaient empêché. Nos personnages haut en couleurs. Aussi beaux que ridicules, ces amants qui ne sont pas comme les autres. Ils n'ont rien de comparables au reste du monde, puisque nous sommes différents. En faire une description de vie incompréhensible, inimaginable, pour chaque personne qui la lira. Y dépeindre nos sentiments avec la force des émotions sous la plume. Y finir l'envergure de ma passion, et te sortir inlassablement nos détails qui me changent le monde. Ce livre aura une particularité, notre particularité : il n'aura pas de fin.



znaricot.
(et photo moi)

# Posté le mardi 22 janvier 2008 12:25

Modifié le samedi 27 décembre 2008 16:38

Silence ! I Kill You.

Silence ! I Kill You.




Je te dépècerais bien morceau par morceau de ta connerie. Te découperais les tempes soigneusement, à toi. Toi qui regarde d'un air impressionné, toutes ces vies bâties sur les doutes et les confusions, pour tout détruire ensuite. Les réduire en miettes avec ton putain de sourire de délectation. Je t'arracherais les lèvres délicatement pauvre con, que tu ne puisses plus jamais sortir tes mots noirs et tes fabulations. Je t'évincerais de tout cet orgueil, de ta fierté si mal placée. On te fait tellement trop d'honneur, à toi, cher connard. Je t'offrirais la plus belle des couronnes, ornée d'immondices et d'autres assortiments ridicules. Je te percerais ces fossettes qui te donnent ce masque. Je mettrais ton véritable visage à nu, montrerais à tout ton monde la laideur que tu n'oses pas avouer. Je deviendrais ta phobie, ta plus grande peur, ton pauvre cauchemar rangé depuis tant d'années dans le fond de ton crâne.



znaricot.

# Posté le mardi 15 janvier 2008 14:16

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 09:54

Le coeur au fond des chaussettes.

Le coeur au fond des chaussettes.
.


Je suis le personnage de second plan de votre vie. D'une intensité épisodique, je ne reste jamais longtemps près de vous. Je suis celle qui se cache quand ils rentrent. Je n'ai jamais refusé de le faire, pour protéger vos arrières. Je suis celle qui sait se taire, pour ne pas vous déplaire. Je suis celle qui sourit mais qui ne sais plus où est sa place, celle qui se lasse. Je suis celle que l'on aime de loin ou peu de temps. Je suis celle qui croyait que la liberté c'était tout cela. Je suis celle qu'on ne cherche pas quand elle n'est pas là.
Toujours peur de casser, toujours peur de vous toucher.

Mesdemoiselles, ce matin j'ai le coeur au fond des chaussettes.



Nanoo .

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 17:36

Modifié le vendredi 27 juin 2008 06:51