Promises.

 Promises.
Du fusionnel à l'intouchable. Juste un être, un tout, qui se fend, se sectionne et s'effrite, qui finit par en donner deux ombres.
On vient de tout donner, toute sa personne. On a atteint un niveau de dévouement complet, si complet qu'on ne sait même plus comment l'on vivait avant.
Alors on s'efforce de sourire encore devant la vue de ces deux ombres, côte à côte. Pas si séparées. Elles persistent on sait parfois plus trop pourquoi.
Qu'importe ?! On prend la rue et on marche, encore, encore, encore... Le crâne un peu seul, parfois tellement seul qu'on a l'impression que cette rue elle-même est plus vivante que nous. S'en sentir moins que tout ça.
N'être finalement plus rien sans l'autre et se sentir con à l'idée de cette phrase.


znaricot.
# Posté le mercredi 27 août 2008 07:58

Take it. Move it. Love it.

Take it. Move it. Love it.
une trainée de quelques couleurs au bout d'une seringue. une gîclée d'arc-en-ciel on appelle ça. c'est typiquement junkie paraît-il. typique car on y trouve un peu de tout dans ces trucs là. généralement retrouvés près d'un "cadavre" dépravé dans une ruelle ou dans un piole miteuse. toujours miteuse. sinon où avoir la came ? le syndrome du goldfish à chaque réveil. vous n'avez peut-être jamais connu. et bien personnellement je ne vous le souhaite pas. et elle non plus d'ailleurs ne vous le souhaite pas. elle, c'est ce "cadavre" auréolée de sa gîclée d'arc-en-ciel. elle, je ferais tout pour elle, j'lui donnerais tout. je lui donne d'ailleurs peut-être trop. m'enfin elle a besoin de ça pour vivre et moi d'elle. chacun ses méthodes

Je ne lui ai rien demandée moi. J'aime avoir la vie haute en couleur, même si dans mon cas, je touche plutôt le fond. Ma méthode ? Le plaisir simple, brut, interdis. Mes shoots incessants et les trous de mes bras représente ma vision de la vie. De ma vie. A la fois scabreux et colorée. Avant j'étais maintenant je ne suis plus. Macabre destinée. Sans elle je ne suis rien. Et lui... Il parle, là, le beau jeune homme, mais il n'agit pas. Ce ne sont que des paroles en l'air. Tu dis que tu ferais tout pour moi. Je ne l'en crois pas capable. J'aime ma ' tragique destinée ' et ses paroles, là, je ne les sens pas.


Evidemment qu'elle ne sent rien. Elle ne sent plus rien depuis un bon moment de toute manière. Et çà depuis qu'elle a dépassé les rails pour ces merdes sanguines. Toute une vie en intravéneuse. Ca léa toujours fasciné. Faut vraiment être légèrement puéril sur les bords, avec des côtés masochistes ou cons. Sachez que c'est dur de dire tout celà d'elle. Et bien évidemment aussi que ça n'a pas toujours été comme çà. Au début elle était belle putain. Le genre de fille qu'on regarde sans trop oser toucher. Un peu comme certains mannequins. J'suis sûr qu'elle aurait pu. Vous m'direz : la fin aurait été la même malgré tout. Alors disons qu'on aurait au moins pu éviter la case "piole miteuse". Je lui souhaite même plus de souffrir à ses réveils pour l'inciter à arrêter ce bordel. Des fois je voudrais être la claque dans la gueule, le mot parfait et cinglant qui stoppe tout. Qui remet de l'ordre. Juste un peu d'ordre.

Mes piqûres sont des appels à l'aide. Je me fabrique une vie utopique grâce à mes shoots colorées. Que voulez vous, j'ai toujours été ' borderline '. Le regard des autres, j'avais besoin de lui pour vivre. Je voulais une vie à la hauteur de mon physique. Je me suis ramassée, lamentablement. Désillusion adolescente d'une môme en mal de sensation forte. Je suis brisée, en mille morceaux, sur cet asphalte gris et triste. Brisée, oui mais en couleur s'il vous plait ! J'aime cette étincelle au bout de la seringue, celle qui me fait tournée la tête. Je n'en démords pas, tu veux remettre de l'ordre ? Vas-y... A tes risques et périls, ne m'approche pas trop, je brûle...

Avec ses pompes presque écartelées, son slim troué, son tshirt moulant plus jamais lavé et ses cheveux en vrac elle a le look parfait. Presque caricaturale. Quand elle aura compris que c'est beaucoup plus que ce liquide qu'elle recrache, que c'est beaucoup plus que ce qu'elle s'enfile, que c'est beaucoup plus que tout ça. Que c'est notre monde qu'elle bousille. Car vue d'ici, c'est elle la bousillée, mais faut pas croire. J'en suis devenu pas foncièrement mieux qu'elle. Je rêve même plus de syntone. J'en emmerde presque le bonheur et l'utopie. C'est sa faute, sa putain de faute.

Regarde autour de toi, autour de nous. Je ne suis rien qu'une infime particule de plus. Un rejet de la société. La question n'est pas : pourquoi j'ai finie comme ça, mais à cause de quoi ? Je me nourris de ta rancoeur et de ta colère, je les associes à mon overdose. Tout ce qui m'entoure est un venin, j'ai trouvé l'antidote, le remède idéal. Mon dealer est mon ange gardien. Je me noie dans mon malheur et y trouve l'acalmie. Je suis sauvage. Tu as raison. Slim troué, cheveux en batailles... Tu m'aimes comme ça, mais tu refuses de l'avouer, cette image grungy te plaît autant qu'elle te révulse. Ma folie te perdra. Ragarde toi, mets sur pause. C'est ma vie, pas la tienne.



znaricot.
Plume. X
# Posté le jeudi 26 juin 2008 15:33
Modifié le vendredi 27 juin 2008 07:09

Second Heartbeat.

Second Heartbeat.
4h23. sortie de boîte. dans quelque temps on apercevra déjà le soleil, c'est fou. encore faudrait-il que j'ai la vue assez claire pour y assister. j'ai le ventre au bord des lèvres à chaque pas. enfin depuis le temps j'ai apprit à me contenir le plus possible. de toute manière j'aime pas gerber en public. j'ai la tête à deux doigts d'exploser. qu'on retire ce con dans mon crâne qui fait son lancé de poids avec mon cerveau sans jamais le lancer. merde mes clés. MES CLES ! je les ai oublié sur la table à côté de mon verre à l'intérieur. oh putain impossible. mort. j'y retourne pas. de toute manière mes potes me les ramèneront demain. ouep, ben dans ce cas j'vais devoir m'taper la route à pied. ça me fera pas de mal de l'air. c'est bizarre comme tout est jaune et noir la nuit. 'y a peut-être trop de phosphore dans les lampadaires ? n'empêche c'est super réconfortant ce noir. allez savoir pourquoi. ce vide aussi. on aurait presque l'impression d'être libre. que la rue, ou même la ville, est à nous. comme si tous les mystères de la journées apparaissent clairs seulement dans l'obscurité. en fait y a que moi et ma conscience sur cette route déserte. et faut vraiment être con ou légèrement bourré pour s'imaginer, se dire toutes ces conneries à une heure pareille. d'ailleurs faut vraiment être con pour boire autant alors qu'on connait quasiment ces effets par coeur. des penchants masos peut-être (je me demande si Mr.Torance avait raison au sujet du pêché des blancs) ? je connais déjà la suite de demain matin, ou devrais-je dire, de ce matin. comme j'y ai hâte à mon pieu. je voudrais qu'on me porte, qu'on m'allonge par terre et qu'on me roule jusqu'à chez moi. la bonne idée. le pire c'est que je suis conscient qu'avec ce que j'ai dans le sang là à l'instant, que je serais capable de le faire. c'est quand même dingue d'être conscient de notre connerie, et limite de la faire pour cette raison. nan. je suis raisonnable moi. j'ai déjà vu trop de connards bourrés faire des trucs absurdes devant moi pour leur ressembler à l'instant. j'avoue que maintenant que je me suis dit ça, je suis assez fier de moi. je souris connement. je souris même davantage de me rendre compte ma connerie. comme c'est affreux tous ces alcools. ah je viens de m'apercevoir d'un truc qui me fait rire. le fait que là, tout de suite, je me dise que mentalement, j'ai beaucoup de jactence. ridicule. pathétique même. je mériterais une bonne paire de baffes, un jet d'eau froide en pleine tronche et une couverture avec un seau. bien fait pour ma gueule. j'aperçois mon entrée. putain enfin. voilà. je viens de me tenir la conversation pendant 5 minutes, j'me remercie. il se fait tard. bonne nuit.


znaricot. X
# Posté le jeudi 29 mai 2008 07:27
Modifié le vendredi 27 juin 2008 05:15

Rebel 8.

THIS IS ART ! [x]
# Posté le vendredi 09 mai 2008 14:19
Modifié le vendredi 09 mai 2008 14:40

Mischief. Mayhem. Soap.

Mischief. Mayhem. Soap.
cracher sur nos amants puisque de toute façon on a le ciel bien gris. cracher sur leurs manies, leurs défauts et tout ce qu'on en aimait. faire comme si on réalisait qu'à l'instant qui ils étaient alors que nous les avons toujours connus. on a vécu des journées entières avec eux, mais c'est seulement maintenant qu'on s'en rend compte. bien évidemment. alors voilà. on crache. on a les intestins qui suivent les aléas de notre pauvre coeur toujours en manque d'amour, ce petit organe devenu bien vide. l'appart' mental en bordel. c'est qu'ils y auront foutus chacun leurs ptites affaires et sont repartis avec sans même prévenir. les paupières qui claquent sur le dernier souvenir désolant de notre vie. on enchaine les soirées de merde à se rebrouiller l'esprit. on se trouve de nouvelles occupations pour se soulager l'esprit. on prierait presque pour que tout celà s'arrête. on s'assèche les yeux et les viscères avec toutes ces conneries. on en veut putain. à lui, à elle, à son pote, à ses potes, à la soirée, à sa connerie, à son amie, à nous-même. notre connerie. une magnifique erreur de plus sur le tableau d'affichage de notre vie devenu bien noirci par nos derniers jours.


znaricot.
# Posté le dimanche 27 avril 2008 15:54
Modifié le vendredi 27 juin 2008 05:15