Posté le dimanche 17 juin 2007 22:41

Posté le dimanche 17 juin 2007 22:41

un jour on m'a dit ça :

et on se tiendra la main même quand ce foutu bonheur auquel on a encore du mal à croire pointera le bout de son nez. Inutile de penser une seconde à prendre tes jambes à ton cou, quand mes larmes me ravagent la gueule et que je ne tiens plus debout. Inutile aussi de penser qu'un jour j'en aurais assez, ne pense pas me voir partir sans me retourner; je vivrais toujours sur tes pas pendant que tu t'emmèlera les pinceaux dans les miens. Tout ça c'est une histoire d'équilibre, les coups que tu me met au coeur me gardent dans le vrai. Notre réalité, on la construit tous les deux. C'est pour ça que c'est ta silhouette qui apparait quand le ciel est noir.
je t'aime.



Nan♥o.


(photo : Nanoo & moi)

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 07:46

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 07:15

Either/Other

Either/Other
Un parfum nommé 16 ans


Chères ondes de l'adolescence volent dans l'air
Chair nue s'affole, s'emmêle, pèle-mêle...
Hostile et flou on était
Un été de joie me revient parfois
J'ai vécu depuis j'ai même donné la vie

Mais je garde ce parfum subtil et flou nommé 16 ans
Subtil et flou nommé 16 ans
Un parfum d'avant

Et je lève mon verre
En vidant mon âme, j'ai passé la nuit à boire
A nos fièvres heureuses
Comme si j'avais déjà vécu mille vies
Je repasse les pages
Endormi, je revois nos images
Lointaines de l'adolescence
Restent en moi




Kemar.

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 13:17

Coming soon to a theater near you.

Coming soon to a theater near you.

(peut-être que grâce à ça, vous appréhenderez mieux ce texte)



Je fixe les ombres des imperfections de ce plafond, et des visages familiers s'y défilent avec des scènes passées, des bouts de chansons aussi, le tout couvert de mes volutes de fumée. On m'a laissé le droit à une cigarette, une toute dernière cigarette. J'ai froid sous ces draps qu'on pourrait croire immaculés. Tellement froid. J'ai l'impression d'avoir la lucidité d'un Dieu à cet instant. Que tout me paraît clair, tout le déroulement de ma vie, de la vie. Que toutes les choses n'ont en fait aucun sens précis, que le seul sens qu'elles ont, n'est finalement d'avoir aucun sens précis. Que c'est seulement nous qui voulont absolument donner un sens à tout et surtout à rien. Je me sens vide aussi. Aussi vide que ma tête me paraît pleine, anormalement pleine. C'est peut-être qu'une impression. Seulement psychologique, que le fait de savoir qu'on va mourir bientôt nous fait croire qu'on prend conscience de plein de trucs alors même qu'on est en fait pas réellement conscient de notre décès prochain. Peut-être parce qu'on est pas fait pour savoir vraiment encaisser ce genre de nouvelles, ou tout simplement parce que tout celà nous dépasse, qu'on le veuille ou non. Toujours est-il qu'il est une chose dont on ne peut nier la "présence" en notre sein. La peur. Celle de tout perdre alors même que la seule chose que nous perdons, c'est la vie. Savoir si l'on va manquer, à qui, pourquoi, l'ampleur de notre trace, de l'impact de cet évènement sur nos proches. Si tous ces proches étaient bien ceux que l'on pensait. Si tous ces sentiments envers ce beau monde, avait sa part de réciprocité. Ca, ça fait extrêmement peur. C'est un bordel mental incontrôlable et purement inutile. Ce brin d'égocentrisme mêlé d'affection. Vient le refus soudain de cette finalité et vouloir revenir en arrière. Invoquer cette absence nommée Dieu et lui en vouloir notre sort. Ce cri intérieur instantané de vitalité, qui devient peu à peu lancinant. C'est à cet instant que j'abdique et que tous mes nerfs lachent. Tout lache. J'éclate à torrents. Et j'ai froid sous ces draps qu'on en finira pas de croire immaculés. Tellement froid. Comprendre l'inéluctabilité de l'existence et cette image sortie mille fois. Être un jour. Un instant. Cette seconde. Ce grain de sable qui s'écroule de l'autre côté du sablier. Avoir fait son temps. Qui paraît soudain, bien éphémère.

znaricot.

# Posté le vendredi 19 septembre 2008 15:09

Modifié le vendredi 19 septembre 2008 16:03

Promises.

 Promises.
Du fusionnel à l'intouchable. Juste un être, un tout, qui se fend, se sectionne et s'effrite, qui finit par en donner deux ombres.
On vient de tout donner, toute sa personne. On a atteint un niveau de dévouement complet, si complet qu'on ne sait même plus comment l'on vivait avant.
Alors on s'efforce de sourire encore devant la vue de ces deux ombres, côte à côte. Pas si séparées. Elles persistent on sait parfois plus trop pourquoi.
Qu'importe ?! On prend la rue et on marche, encore, encore, encore... Le crâne un peu seul, parfois tellement seul qu'on a l'impression que cette rue elle-même est plus vivante que nous. S'en sentir moins que tout ça.
N'être finalement plus rien sans l'autre et se sentir con à l'idée de cette phrase.


znaricot.

# Posté le mercredi 27 août 2008 07:58

Take it. Move it. Love it.

Take it. Move it. Love it.
une trainée de quelques couleurs au bout d'une seringue. une gîclée d'arc-en-ciel on appelle ça. c'est typiquement junkie paraît-il. typique car on y trouve un peu de tout dans ces trucs là. généralement retrouvés près d'un "cadavre" dépravé dans une ruelle ou dans un piole miteuse. toujours miteuse. sinon où avoir la came ? le syndrome du goldfish à chaque réveil. vous n'avez peut-être jamais connu. et bien personnellement je ne vous le souhaite pas. et elle non plus d'ailleurs ne vous le souhaite pas. elle, c'est ce "cadavre" auréolée de sa gîclée d'arc-en-ciel. elle, je ferais tout pour elle, j'lui donnerais tout. je lui donne d'ailleurs peut-être trop. m'enfin elle a besoin de ça pour vivre et moi d'elle. chacun ses méthodes

Je ne lui ai rien demandée moi. J'aime avoir la vie haute en couleur, même si dans mon cas, je touche plutôt le fond. Ma méthode ? Le plaisir simple, brut, interdis. Mes shoots incessants et les trous de mes bras représente ma vision de la vie. De ma vie. A la fois scabreux et colorée. Avant j'étais maintenant je ne suis plus. Macabre destinée. Sans elle je ne suis rien. Et lui... Il parle, là, le beau jeune homme, mais il n'agit pas. Ce ne sont que des paroles en l'air. Tu dis que tu ferais tout pour moi. Je ne l'en crois pas capable. J'aime ma ' tragique destinée ' et ses paroles, là, je ne les sens pas.


Evidemment qu'elle ne sent rien. Elle ne sent plus rien depuis un bon moment de toute manière. Et çà depuis qu'elle a dépassé les rails pour ces merdes sanguines. Toute une vie en intravéneuse. Ca léa toujours fasciné. Faut vraiment être légèrement puéril sur les bords, avec des côtés masochistes ou cons. Sachez que c'est dur de dire tout celà d'elle. Et bien évidemment aussi que ça n'a pas toujours été comme çà. Au début elle était belle putain. Le genre de fille qu'on regarde sans trop oser toucher. Un peu comme certains mannequins. J'suis sûr qu'elle aurait pu. Vous m'direz : la fin aurait été la même malgré tout. Alors disons qu'on aurait au moins pu éviter la case "piole miteuse". Je lui souhaite même plus de souffrir à ses réveils pour l'inciter à arrêter ce bordel. Des fois je voudrais être la claque dans la gueule, le mot parfait et cinglant qui stoppe tout. Qui remet de l'ordre. Juste un peu d'ordre.

Mes piqûres sont des appels à l'aide. Je me fabrique une vie utopique grâce à mes shoots colorées. Que voulez vous, j'ai toujours été ' borderline '. Le regard des autres, j'avais besoin de lui pour vivre. Je voulais une vie à la hauteur de mon physique. Je me suis ramassée, lamentablement. Désillusion adolescente d'une môme en mal de sensation forte. Je suis brisée, en mille morceaux, sur cet asphalte gris et triste. Brisée, oui mais en couleur s'il vous plait ! J'aime cette étincelle au bout de la seringue, celle qui me fait tournée la tête. Je n'en démords pas, tu veux remettre de l'ordre ? Vas-y... A tes risques et périls, ne m'approche pas trop, je brûle...

Avec ses pompes presque écartelées, son slim troué, son tshirt moulant plus jamais lavé et ses cheveux en vrac elle a le look parfait. Presque caricaturale. Quand elle aura compris que c'est beaucoup plus que ce liquide qu'elle recrache, que c'est beaucoup plus que ce qu'elle s'enfile, que c'est beaucoup plus que tout ça. Que c'est notre monde qu'elle bousille. Car vue d'ici, c'est elle la bousillée, mais faut pas croire. J'en suis devenu pas foncièrement mieux qu'elle. Je rêve même plus de syntone. J'en emmerde presque le bonheur et l'utopie. C'est sa faute, sa putain de faute.

Regarde autour de toi, autour de nous. Je ne suis rien qu'une infime particule de plus. Un rejet de la société. La question n'est pas : pourquoi j'ai finie comme ça, mais à cause de quoi ? Je me nourris de ta rancoeur et de ta colère, je les associes à mon overdose. Tout ce qui m'entoure est un venin, j'ai trouvé l'antidote, le remède idéal. Mon dealer est mon ange gardien. Je me noie dans mon malheur et y trouve l'acalmie. Je suis sauvage. Tu as raison. Slim troué, cheveux en batailles... Tu m'aimes comme ça, mais tu refuses de l'avouer, cette image grungy te plaît autant qu'elle te révulse. Ma folie te perdra. Ragarde toi, mets sur pause. C'est ma vie, pas la tienne.



znaricot.
Plume. X

# Posté le jeudi 26 juin 2008 15:33

Modifié le vendredi 27 juin 2008 07:09