On vient de tout donner, toute sa personne. On a atteint un niveau de dévouement complet, si complet qu'on ne sait même plus comment l'on vivait avant.
Alors on s'efforce de sourire encore devant la vue de ces deux ombres, côte à côte. Pas si séparées. Elles persistent on sait parfois plus trop pourquoi.
Qu'importe ?! On prend la rue et on marche, encore, encore, encore... Le crâne un peu seul, parfois tellement seul qu'on a l'impression que cette rue elle-même est plus vivante que nous. S'en sentir moins que tout ça.
N'être finalement plus rien sans l'autre et se sentir con à l'idée de cette phrase.