
je crois.. je crois qu'il y a des névroses auxquelles on aime s'accrocher parfois. comme une espèce d'étape charnière dans la vie qui s'étendrait à l'infini. une transition qui ne viendra jamais. c'est le ptit truc anxiogène, l'angoisse qui reste en fond de crâne, toujours lancinant et qui refait surface qu'en de grandes occasions émotionnelles. les choses sont toujours comme on les crée, mais rarement comme on voudrait qu'elles soient.
il y aurait tellement de choses à revoir, tellement de choses à jeter. ces choses que l'on aperçoit que lors de moments de lucidité intense, de recul profond sur soi. peut-être bien.. peut-être bien que ces pensées sont faites pour s'estomper et ne sont finalement qu'une résultante d'un esprit contrarié de façon ponctuelle. comme un défibrillateur spirituel pour relancer notre orgueil.
je pense quant à moi que cette fierté là, on n'a jamais trop su quoi en foutre. qu'on a appris à s'accommoder autrement faute d'avoir le cran nécessaire pour réaliser toutes ces choses en apparences absurdes qui nous ont traversé l'esprit à différents moments de notre vie.
mais il est encore une chose horrible, c'est bien de culpabiliser d'avoir voulu céder à ces pulsions parfois. on s'en rongerait les doigts d'avoir choisis ces tangentes lorsqu'elles s'offraient à nous. ces actes ne sont incohérents que parce qu'ils ne suivent le chemin initialement prévu. tout est dans le chemin.
je pourrais conclure en disant que ce n'est qu'une question de conditionnement depuis le début, mais ce serait tout aussi lâche que ce que je raconte il me semble.















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